L’Arménie

 

L’Arménie est un pays de Transcaucasie (sud du Caucase) qui partage ses frontières avec la Géorgie au nord, l’Azerbaïdjan à l’est, l’Iran au sud et la Turquie à l’ouest. Elle est également limitrophe de la république de facto du Haut-Karabagh à l’est et de l’enclave azérie du Nakhitchevan au sud. C’est donc un pays enclavé.

 

Quelques repères géographiques

L’Arménie est située au cœur de la chaîne montagneuse du Petit Caucase, avec des sommets atteignant 4 000 mètres d’altitude, alternant avec des vallées et des plateaux ; le plus haut sommet du pays est le mont Aragats (4 090 m), situé à quelques dizaines de kilomètres au nord-ouest de la capitale Erevan. Le fleuve le plus long et le plus important d’Arménie est l’Aras (192 km sur le territoire arménien, 1 072 km au total), qui prend sa source en Turquie avant de marquer la frontière avec le pays, puis entre dans l’enclave azérie de Naxçivan, avant de revenir sur quelques dizaines de kilomètres en Arménie, le long de la frontière avec l’Iran, dans sa partie sud-est extrême ; Le deuxième cours d’eau du pays, l’Akhurian (186 km), affluent de l’Aras, marque également la frontière occidentale avec la Turquie sur une longue distance. Le territoire arménien abrite également un lac de taille considérable, situé à près de 2 000 mètres d’altitude, le Sevan, qui a une superficie moyenne de 1 276 km², qui varie pour des raisons liées à l’homme et à sa position géographique, car il subit une forte évaporation estivale ; les bassins d’eau douce sont toutefois assez fréquents, même si les autres lacs ont une superficie nettement inférieure à celle du Sevan. Compte tenu de l’altitude moyenne et de l’orographie du pays, avec des chaînes de montagnes qui bloquent les influences maritimes, le climat est nettement continental, avec des hivers longs et rigoureux et des étés plus courts, mais chauds ; les précipitations sont plutôt faibles, le paysage est donc en grande partie celui typique de la steppe.

 

Climat

Le climat est de type continental et, comme les chaînes de montagnes bloquent les influences de la mer Méditerranée et de la mer Noire, il comprend des étés chauds et des hivers froids ; les précipitations varient considérablement d’une région à l’autre : la zone la plus aride du pays se trouve le long des rives du fleuve Aras.

 

Langues parlées

La langue parlée dans le pays est l’arménien oriental, également répandu dans la communauté arménienne d’Iran. Plusieurs minorités linguistiques sont présentes dans le pays et une grande partie de la population arménienne parle le russe comme deuxième langue.

 

Géographie humaine

L’Arménie est divisée en 10 provinces, plus le district spécial de la capitale ; 64 % de la population vit dans des zones urbaines. Plus d’un tiers des habitants réside dans la capitale Erevan (1 075 000 habitants, 1 325 000 dans l’agglomération), seules deux autres villes dépassent le seuil des cinquante mille habitants, il s’agit de Gyumri (117 000 habitants) et Vanadzor (81 500 habitants). Les Arméniens, une ethnie d’origine indo-européenne, représentent 98 % de la population, les deux autres communautés les plus nombreuses étant les Kurdes yézidis (1,3 %) et les Russes (0,5 %) ; la religion la plus pratiquée est de loin l’apostolique arménienne (93 %).
En 2016, le gouvernement a officiellement reconnu un taux de pauvreté de 35 %.

 

Culture et traditions

La littérature écrite est née au Ve siècle après J.-C. Les pères de la littérature arménienne sont Mastots et Sahak le Grand. Au XVIIIe siècle, la culture littéraire mékhitariste s’est répandue. Les principaux poètes des derniers siècles sont le patriote Hovannes Tumanian et les intellectuels de la diaspora Arsciak Ciobanian et Hrand Nazariantz. Dans le panorama musical contemporain, il convient de citer le chanteur André (nom de scène d’Andreï Hovnanyan), Charles Aznavour et le groupe System of a Down, résidant aux États-Unis d’Amérique. Les membres du groupe sont tous originaires d’Arménie et descendent des survivants du génocide subi par leur peuple, dont ils parlent dans de nombreuses chansons. L’Arménie est le premier pays au monde à avoir introduit l’étude et la pratique des échecs comme matière scolaire obligatoire dans toutes les écoles, dans le but de créer une société meilleure, de respecter les règles et de développer des stratégies.

 

Économie

Le secteur primaire emploie 40 % de la population. On y cultive principalement du blé, de l’orge, du maïs, des pommes de terre, du tabac, des légumes, de la vigne et des fruits. Le lait de brebis sert à la fabrication du célèbre motal. L’Arménie est toutefois contrainte d’importer de grandes quantités de denrées alimentaires, car la production locale ne suffit pas à satisfaire les besoins du pays. L’extraction d’or, de cuivre, de zinc, de fer, d’argent et de gaz naturel est également importante. L’Arménie est un pays hautement industrialisé. Le secteur industriel est celui qui emploie le plus grand nombre de personnes. Les industries alimentaire, papetière, mécanique, électrique, textile, chimique, du caoutchouc, du ciment et du tabac revêtent une importance particulière. Le secteur industriel a gravement souffert du blocus économique imposé par l’Azerbaïdjan en 1991. En 1994, le pays a donc annoncé sa décision de remettre en service les installations de Mdedzamor, la seule centrale nucléaire de la région transcaucasienne, fermées à la suite du tremblement de terre de 1988, afin de compenser la diminution de la disponibilité énergétique. La monnaie de l’Arménie est le dram. Pratiquement tout le secteur productif, l’énergie, les ressources minérales et les transports sont entre les mains d’étrangers. En ce qui concerne les transports, l’Arménie est traversée par des lignes ferroviaires qui la relient à Tbilissi (Géorgie), Bakou (Azerbaïdjan) et Kars (Turquie). Les liaisons avec l’Azerbaïdjan et la Turquie sont toutefois interrompues en raison de la fermeture des frontières entre les pays à la suite de la guerre du Haut-Karabakh. Les élections de 2018 ont totalement bouleversé le paysage politique, conduisant à la nomination de Nikol Pachinian au poste de Premier ministre. Cela a permis toute une série de réformes législatives et le début d’une véritable lutte contre la corruption. Mais la situation qui s’est créée en Arménie, d’abord avec la pandémie de Covid, puis avec la guerre du Karabakh, a considérablement ralenti la démocratisation du pays. Lors des élections anticipées de juin 2021, à la suite de l’armistice signé en novembre 2020 avec l’Azerbaïdjan, Pachinian a été confirmé au poste de Premier ministre, mais le pays doit désormais faire face à une reconstruction difficile. La pandémie de Covid-19 fait rage en Arménie : début novembre 2021, moins de 10 % des 2,5 millions d’habitants étaient vaccinés, et les infections s’élevaient à une moyenne de 1 000 par semaine.

 

Sources :

https://it.wikivoyage.org/wiki/Armenia

http://www.globalgeografia.com/asia/armenia.htm

https://it.wikipedia.org/wiki/Armenia