Nouvelles du projet octobre 2017

Le projet a très bien démarré, comme ont pu le constater Annick et Errico, présents sur place fin septembre-début octobre.

Deux des personnes formées ont trouvé un emploi en tant qu’indépendantes, l’une dans une famille de Gumri, l’autre dans une famille de Maralik.

 

Service AAAA

Pour l’instant, deux personnes ont été embauchées à mi-temps, Armenouhie (infirmière) et Susanna.

Au cours de la première semaine d’activité (dernière semaine de septembre), Mme Haroutounian, Armenouhie et Susanna ont procédé à l’évaluation des situations. Sur les 13 personnes qui ont demandé une intervention, deux habitent dans des villages (et ne sont donc pas encore prises en charge) et une est décédée. Dix situations ont donc été évaluées, qui nécessitent toutes une intervention. Les deux assistantes ont donc commencé les interventions. Il convient de noter que le médecin traitant de l’une des personnes a demandé à Armenouhie une intervention de type infirmier (injections et pose de perfusions).

Mme Haroutounian a créé un dossier pour chaque situation, ce qui permettra de suivre l’évolution du travail.

Dans toutes les situations, les mêmes besoins fondamentaux ont été constatés : une aide pratique au quotidien (nettoyage de base, courses, achat de médicaments, solitude), avec des variantes spécifiques (prêt de moyens auxiliaires).

Dans certaines situations, une très grande dégradation a été constatée sur le plan hygiénique, ce qui nécessite une intervention de nettoyage initiale importante. Dans ce type de situation, l’aide d’une femme de ménage, engagée ponctuellement et payée à l’heure, serait utile.

Pour les transports, il n’existe pas de compagnie de taxi officielle. Le territoire de la commune est très étendu. Les habitants du village qui possèdent une voiture offrent volontiers ce service en demandant la somme de 500 AMD (1 Fr) pour se rendre n’importe où dans la commune. Jusqu’à la fin de cette année, différentes personnes seront testées en vue d’en sélectionner une (critères : fiabilité et besoin de travailler) avec laquelle négocier un contrat.

 

Rencontre avec la présidente de l’association ARAX

Cette association est active à Gumry. Son principe est la promotion de la communication intergénérationnelle, à partir de la situation d’isolement des personnes âgées dans la ville.

L’association a 20 ans d’expérience, elle est basée sur le principe du volontariat ; ses bénévoles ont été formés.

Elle a conclu un accord avec la préfecture (gouvernement régional) pour fournir de la nourriture, des vêtements et des médicaments aux personnes âgées de Shirak. Elle prête également des cannes, des déambulateurs, des fauteuils roulants…

Un médecin rend visite aux familles qui en font la demande. Elle dispose également d’un avocat qui offre une protection juridique aux personnes âgées et d’un psychiatre pour des consultations.

De petits groupes d’étudiants (en travail social, psychologie, beaux-arts, etc.) viennent au centre de jour pour apprendre des techniques (tissage de tapis, tricot, feutrage, etc.) auprès des personnes âgées et avec elles.

Un centre de jour a ouvert à Artik, une ville de 17 000 habitants, où travaillent deux assistantes sociales. Il était également prévu d’ouvrir un centre de jour à Maralik, mais cette idée a été abandonnée faute de fonds.

Prête à collaborer avec nous pour tout ce qui concerne la formation et les consultations juridiques et psychiatriques.

 

Rencontre avec Mme Egloff, Croix-Rouge suisse

Mme Egloff nous présente M. Ruben …, coordinateur de la Croix-Rouge arménienne pour leur projet, et nous informe qu’en raison de la maladie de Mme Rutschmann, beaucoup de choses restent en suspens.

Actuellement, ils commencent à rechercher des bénévoles pour divers besoins (réparation de toits, …).

La question des assurances pour les employés est reportée à l’année prochaine.

Les deux centres (Gumri et Vanadzor) ont été ouverts. Ils comptent 30/38 clients, 2 infirmières et quelques aides-soignants. Eux aussi sont confrontés au problème du nettoyage et envisagent d’embaucher 3/4 femmes de ménage.

Pour la question du désinfectant et des moyens auxiliaires, Irina (responsable en Arménie du projet pour la Croix-Rouge suisse) doit envoyer à Anna les listes des matériaux et des fournisseurs.

En raison de l’absence de Mme Rutchmann, l’évaluation intermédiaire de notre projet prévue pour 2018 ne peut être organisée.

Un problème important a été soulevé concernant l’alimentation. Pour l’instant, la Chaîne de solidarité fournit de la nourriture aux plus démunis pendant six mois, puis la Croix-Rouge arménienne devrait prendre le relais.

Rêves communs :

– Impliquer les lycées professionnels qui proposent une formation de cuisinier afin que la pratique des élèves soit mise à profit pour fournir des repas à domicile ;

– Créer un service infirmier itinérant pour les villages (2019 ?)

 

Conclusion

Outre un bon démarrage du service, un réseau de collaborations se met progressivement en place.